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Visage de la Biennale : Thomas Dutoit et Nicolas Mars, étudiants à l’Ésadse

Thomas Dutoit - Nicolas Mars

Visage de la Biennale : Thomas Dutoit et Nicolas Mars, étudiants à l’Ésadse

L’habillage du tramway de la Biennale 2022, c’est eux ! Thomas Dutoit et Nicolas Mars, tous deux étudiants en cinquième année design média à l’Esadse  (École supérieure d’art et design de Saint-Étienne), ont en effet conçu… la trame du tram ! Retour en arrière…

Thomas planche sur le concours lancé par la Stas pour concevoir l’habillage du tram de la Biennale, et songe à la manière de représenter les bifurcations. « Pour moi, cela passait par la cartographie. J’en ai discuté avec Nicolas, qui a tout suite été intéressé par cette idée. »

Ils entreprennent alors de donner vie aux dessins croqués par Thomas dans son carnet. Ou plutôt, de créer les conditions à l’émergence de dessins « autogérés ». « J’aime beaucoup les procédés génératifs, l’idée de visualiser une trace, un chemin », avance Nicolas. Ils créent alors 5 formes simples et combinables : des bandes horizontales et verticales, des triangles, un carré, et les conditions informatiques pour qu’elles puissent suivre leur propre voie.

« Chaque forme possède un automate qui évolue sur une grille et laisse une trace sur son passage. Ce qu’on voit, c’est une guerre de territoire, un genre de Risk ! »

Un tramway nommé design

Perpétuellement en mouvement, l’ensemble forme un atlas des bifurcations, dont le tram n’est qu’un instantané. Un objet esthétique, qui interroge la place du créateur dans une oeuvre qui évolue librement, mais évoque aussi l’idée d’espèces numériques, de petits animaux virtuels dont on peut suivre le chemin… comme les trams !

« Il y a une grosse résonance avec l’idée du transport, du chemin de fer, du rail. Cette idée nous est tout de suite apparue comme très pertinente par rapport à l’intitulé du concours. On savait qu’on avait vu juste dès le départ. »

La suite leur a donné raison. En attendant de croiser ou d’emprunter leur tram, vous pourrez retrouver leur… trace, dans l’exposition « Le monde, sinon rien », dont Thomas a signé la signalétique (en collaboration avec Félix Fritz, également étudiant en cinquième année à l’Esadse), et Nicolas le design sonore de la version numérique.