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Eric Jourdan, les clés de la Cité du design

Eric Jourdan, les clés de la Cité du design

Directeur de l’École supérieure d’art et design Saint-Étienne (Esadse), Éric Jourdan est, depuis le 1er janvier, le nouveau directeur général de l’établissement public de coopération culturelle (EPCC) Cité du design-Esadse.
Il entend revenir aux principes et aux valeurs qui ont fait la renommée de Saint-Étienne dans le domaine du design.

Etudiant à Saint-Étienne

« Vingt fois sur le métier, remettez votre ouvrage… » Toute sa vie, Éric Jourdan semble avoir suivi le précepte de l’homme de lettres français que fut Nicolas Boileau.

Quand il était un étudiant parmi tant d’autres, au début des années, 80, à l’École des beaux-arts de Saint-Étienne, devenue École supérieure d’art et de design de Saint-Étienne (Esadse), puis à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris.

Collaborateur de Philippe Starck

Quand il a commencé à travailler avec Philippe Starck, LA star française du design. Quand il a eu la Fondation Cartier comme premier client, pour qui il a aménagé les bureaux sur la 5th avenue, à New York.
Quand il conçoit – car il continue à créer – des meubles, des lampes, des fauteuils, des tables, des pichets ou encore des lits pour Cinna, le Mobilier national, la Cristallerie Daum, le Centre de recherche sur les arts du feu et de la terre (Craft) de Limoges, les sellier et tapissier Domeau & Pérès ou Ligne Roset.

Les 2 piliers de la Cité du design

La formation

Cette ligne de conduite, inspirée par le souci de mettre en valeur la beauté du travail bien fait et d’insister sur la nécessité de toujours essayer de se perfectionner, Éric Jourdan l’applique depuis 20 ans qu’il enseigne à son tour à l’Esadse, école qu’il dirige depuis l’été 2020.

Et elle promet d’animer son action à la tête de la Cité du design-Esadse, établissement public de coopération culturelle (EPCC) dont il a pris la tête depuis ce 1er janvier.

La diffusion

« L’État nous a demandé de nous recentrer sur nos missions et je m’inscris pleinement dans cette perspective, explique l’intéressé, avec détermination et conviction.

Je militais d’ailleurs depuis plusieurs années pour revenir à ces deux piliers que sont la formation d’un côté, dans une démarche d’ouverture et de coopération internationale tout en nous appuyant sur la richesse industrielle du territoire, et la diffusion de l’autre.

Avec des expositions comme le cycle Présent><Futur lancé en septembre dernier par Laurence Salmon, directrice du développement culturel et artistique à la Cité du design, mais aussi des productions, des conférences, des publications et, bien entendu, cette Biennale internationale design Saint-Étienne qui a fait la renommée de la ville en matière de design. »

Biennale Design

« Enthousiaste et très optimiste »

Éric Jourdan veut que « cette Cité du design devienne un lieu de création, française et internationale, un peu comme un centre d’art. Je veux qu’elle entre en relation directe avec les designers et les industriels, qu’elle trouve une légitimité auprès de la création émergente », poursuit ce Stéphanois qui se dit « enthousiaste et très optimiste ».

En ligne de mire, 2025 et la prochaine édition de la Biennale Internationale Design Saint-Étienne, dont Éric Jourdan fut l’un des cofondateurs en 1998.
« Il faut retrouver l’ADN de cet événement, explique le directeur général de l’EPCC Cité du design-Esadse. Je souhaite que le public stéphanois se réapproprie cette Biennale ».

Autre projet phare : Cité du design 2025, porté par Saint-Étienne Métropole, dans lequel s’inscrit pleinement l’EPCC et qui vise à placer la Cité du design au coeur d’un quartier vivant et ouvert à tous, consacré à l’innovation, la culture, l’éducation et les loisirs.